Protection des semences paysannes et des savoirs ancestraux

Comment protéger les semences paysannes et les savoirs ancestraux face à la biopiraterie ? Le mémoire de Master du Coordonnateur de l’association ESC, soutenu le 24 juin 2026, apporte des réponses concrètes.

La loi du 17 décembre 2025 sur la production biologique au Cameroun protège-t-elle réellement les variétés locales et les savoirs traditionnels ? C’est la question que tente de répondre le Coordonnateur et Principal Chercheur de l’association ESC pour son mémoire de Master en Propriété Intellectuelle. Ce travail nait d’un constat est nuancé. Le texte constitue une avancée normative indéniable. Mais son application reste fragile et conditionnée à des textes d’application encore attendus. Surtout, certains angles morts exposent les ressources paysannes à la biopiraterie. Cette menace prend aujourd’hui aussi une forme numérique, via les Informations de Séquençage Numérique.

Plutôt que de s’arrêter au diagnostic, le mémoire trace une voie. Il propose trois leviers complémentaires. D’abord, la création d’une Autorité Nationale de Gestion des Ressources Phytogénétiques. Ensuite, un Protocole Communautaire Participatif de Garantie, construit avec les producteurs eux-mêmes. Enfin, l’association systématique des indications géographiques à la certification biologique.

Ce modèle de gouvernance intégré s’ancre dans le pluralisme juridique. Il s’appuie également sur le Traité de l’OMPI du 24 mai 2024. Il propose une architecture normative cohérente, à la croisée du droit rural, de l’environnement et de la propriété intellectuelle.

Ce travail résonne directement avec l’action de terrain de l’association ESC. L’association accompagne notamment le GIC Ngomoto, coopérative Bia Bia, dans le Sud-Cameroun. Ces communautés agricoles vivent quotidiennement les enjeux soulevés par cette recherche.

Toute l’équipe de l’association ESC félicite chaleureusement son Coordonnateur pour cette belle réussite.

La Rédaction

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